Le Diana F+ si vous aimez le « look » vintage, il vous le faut.

Le Diana F+, avec sa versatilité et sa simplicité, il est une des meilleures options pour mettre à l’argentique, avec son look de jouet, il en n’est pas mois très efficace.

  • Histoire :

Selon votre âge, il est plus que probable que votre père, ou plus certainement votre grand-père, eu lors de ses jeunes années la chance de mettre la main sur un Diana de l’époque pour une misère voir comme un cadeau. A l’époque distribué comme cadeaux ESSO ou premier prix dans les fêtes foraines, il vous en coûtera, à vous, entre 10€ et 39€. Le Diana apparaît en 1960 à Hongkong, produit pour pas cher tout en plastique ses nombreuses imperfections en font un candidat idéal pour renaître de ses cendres et être un des incontournables des « plastic wonders » de the Lomographic society.

  • Technique : 

Un appareil dans son plus simple appareil, on ne peut pas faire plus simple, ce serait un pinhole, ah oui c’est aussi un pinhole, deux vitesses d’obturation (n et b, n≈1/60s, et b=bulb), quatre ouvertures différentes, nuages (f11), partiellement nuageux (f13), ensoleillé (f19), et pinhole (f150). Il faut savoir que ces chiffres varient selon les sources, il est fréquent d’entendre dire que les ouvertures « météopictogrammées » correspondent à f11,16,22, et soyons franc, on s’en fout, par ce qu’il est aussi important de noter que la vitesse d’obturation est d’ENVIRON 1/60s, dans les faits elle varie de 1/30s à 1/100s, si vous voulez de la précision, cet appareil n’est pas pour vous. De base, c’est un appareil moyen format, il mange donc de la pellicule au format 120, mais la beauté de ce joujou réside dans sa modularité; il est en effet possible de tout changer des objectifs au dos, ce qui en fait un des appareils les plus versatile de lomo. Par conséquent avec le dos adéquat vous pourrez lui faire shooter du 35mm  et même de l’instax mini.

  • Comment ça marche :

Le Dana F+ est conçut pour shooter à 400ISO, gardez ça en tête mais ne le respectez pas, ce serait dommage. quel que soit votre format, il est important de choisir votre format de prise de vue. Le Dana F+ est fournis avec des masques qui restreignent le format de prise de vue.

Si vous chargez une pellicule de 200ISO, décalez vos réglages, c’est-à-dire n’utilisez pas le soleil au risque d’avoir une photo sous-exposée si le temps est ensoleillé réglez sur partiellement nuageux, si c’est partiellement nuageux réglez sur très nuageux ; inversement pour du 800 ISO. C’est un peu abstrait sans entraînement, je vous ai fait un petit schéma.

Pellicules 120 :

  • sans cadre, vous exposez le négatif en 52x52mm, vous pouvez shooter 12 photos, la fenêtre de vérification d’avancement de la pellicule doit être réglée sur 12.
  • Avec le cadre 42x42mm, vous gagnez de la place et prenez plus de photos, la fenêtre de vérification d’avancement de la pellicule doit être réglée sur 16.
  • avec le cadre 46.5×46.5, vous restez sur le réglage 16 mais vous perdez l’espace vierge entre les différentes expositions, vous ne shootez alors qu’une photo « imprimée » sans discontinuité sur le négatif entier.

Pellicules 35mm :

  • Le cadre 24x36mm vous prenez des photos au format classique (comme dans un reflex). Mode N (sur le dos).
  • Le cadre 33x34mm vous shootez au format carré en exposant le négatif entre les perforations. Mode N (sur le dos).
  • Le cadre 24x48mm vous entrez dans le monde du panoramique. Mode P (sur le dos).
  • Le cadre 33x48mm vous êtes toujours sur du panoramique mais vous exposé le négatif entre les perforations. Mode N (sur le dos).

Instax mini :

  • Pas de cadre nécessaire, néanmoins n’oubliez pas d’insérer la lentille dans le boitier, et surtout de l’enlever a la fin.

Une fois la pellicule de votre choix en place, mettez le levier du haut sur N (les temps de pose du sténopé sont très longs, si vous oubliez, vous allez vous retrouvé avec une pellicule non exposée), réglez l’ouverture selon les conditions d’ensoleillement (à 400ISO). Composez en cadrant légèrement « trop » haut pour compenser le fait que l’objectif est plus bas que le viseur, et actionner le levier de déclenchement.

  • Ça fait quoi comme photos?

Objectifs en plastique, de mauvaise qualité optique, boîtier très peu étanche à la lumière, vitesse d’obturation aléatoire, aucun mécanisme pour vous empêcher les doubles expositions. Ce jouet réunit tout ce qui faut pour sortir un résultat « lomoèsque », un vignettage prononcé, des photos de temps en temps voilées, un soft focus onirique, bref les meilleures photos « ratées » que vous puissiez imaginer.

  • Instax

 Ici un test en studio avec en éclairage principal un beauty dish et un flash sur le fond, la photo de droite réalisée au Splitzer en double exposition les deux avec une pellicule instax noir et blanc, même technique que pour la photo du dessous, mais en couleur et en extérieur cette fois.

  • 35mm

Ici idem 33x48mm mais cette fois de mémoire l’objectif utilisé était le 55mm.

Même cadre, mais pour faire rentrer la grande roue, il m’as fallut utiliser le fisheye.

  • 120mm

Et voila la fuite parfaite, digne d’un filtre instagram, et non c’est juste le soleil qui est entré où il n’aurait pas dû. Là c’est funky, si ça vous arrive avec un Hasselblad vous versez une petite larme et vous hypothéquez votre grand mère pour aller le faire réviser.